«La femme est l’avenir de l’homme» a dit Aragon. Qu’en pensez-vous ?
Quand une femme passe à côté... une silhouette démoniaque et élégante ; un visage d’ange avec un sourire irrésistible ; les cheveux longs flottant au vent du printemps ; les lèvres rouges attirantes comme la fraise d’été ; le regard doux comme le lac d’automne ; la peau blanche ressemble à la neige du soir de Noël éclairée par les bougies devant lesquelles on prononce les voeux... La femme est toujours une vedette sous la lumière. On pense à elle. On parle d’elle. On a envie de vivre avec elle pour l’éternité. Elle est en toute saison le sujet le plus appelé.
En effet, en 2004, un réalisateur coréen a créé un film : deux adolescents sont amoureux d’une même fille. Il s’était passé quelques histoires entre eux, mais ils se sont finalement séparés tous les trois. Sept ans plus tard, ces deux hommes se sont retrouvés et ont décidé d’aller chercher la fille qu’ils considéraient comme leur futur, naguère et qui est sans doute, dans le temps présent, une femme... Le film est inspiré par la célèbre parole d’ Aragon : «La femme est l’avenir de l’homme.»
Michel Fustier dit qu'être cultivé, c'est être différent. Qu'en pensez-vous?
La différence ressemble à une rencontre entre les individus ou entre les groupes. Elle peut être saisissante, parfois étonnante ou enrichissante. Car, les nuances, les différences, voire les contradictions, ouvrent à l'autre et à la nouveauté. Michel Fustier disait : « être cultivé, c'est être différent. » La différence fait sortir l'importance, elle refuse d'être commune à la société, elle cherche à devenir quelqu'un, et être fière de l'être.
Tout homme dans la société est fait, formé, façonné, par son entourage. Même la valeur de vie est donnée par les autres. La rigidité de la communauté nous oblige à faire des activités dans l'ordre, comme les autres, et que tout soit identique. Et nous sommes tellement habitués à être noyé dans cette vague que nous ne nous rendons pas compte pour quelle raison nous faisons ceci pour telle personne et faisons cela pour une autre. Ainsi, nous perdons nos diversités, nos propres pensées, et nous finissons par faire comme tout le monde.
La culture est subjective. Un homme sauvage n'est pas toujours aussi incompétent qu'un homme urbain. C'est justement grâce à la différence que ce premier peut être rehaussé. Car la façon dont il parle, l'action qu'il fait sont différentes par rapport à un homme urbain. Le contraste et l'opposition ne jugent pas, mais ils donnent un choix, ouvrent une autre vision, et redressent l'un et l'autre: un fort et un faible, un grand et un petit, un savant et un ignorant. Quand on est différent, on a plus de chance d'être remarqué. Alors, la différence, joue-t-elle vraiment un rôle si important? Ne sommes-nous pas cultivés si nous ne sommes pas différents? Et qu'est-ce qu'être cultivé?
Commentaire d’après le texte de Chateaubriand, Les mathématiques
Les mathématiques seraient une très bonne éducation pour les enfants ayant reçu une formation morale, religieuse et culturelle. Faute de cela, l’esprit de l’enfant pourrait être effrité par la rigidité et l’abstraction de la géométrie. Et les mathématiques ne peuvent servir de références intellectuelles ni à la morale ni à la vie quotidienne.
Pour l’instituteur que j’étais, la polémique dans laquelle Chateaubriand est rentrée soulève une question longtemps occultée et qu’il me parait nécessaire d’affronter : celle du «thème et de la pédagogie des mathématiques à l’école élémentaire». Pendant de nombreuses années, que l’on s’en félicite ou que l’on la déplore, il était admis une pédagogie qui mène à une seule finalité : que les enfants sachent répondre aux questions au moment du contrôle et qu’ils aient une bonne note. Cette conception étroite nous a conduits dans l’impasse : l’enfant d’aujourd’hui est souvent considéré comme étant plus retardé que celui d’auparavant. Et ce résultat rend la situation encore bien pire--- on va «renforcer les mathématiques».
Ayant étudié «l’éducation élémentaire», «la psychologie éducative» et surtout «le développement des enfants», nous savons que la croissance intellectuelle de l’enfant augmente avec son âge. Et la compréhension géométrique apparaîtra relativement tard par rapport à celui de la conception de la notion et de l’abstraction. Selon la théorie de Jean Piaget, un des plus grands psychologues, l’enfant commencera à avoir la conception de ce qu'est une notion à partir de 2 à 6 ans( Le stade de l'intelligence pré-opératoire) ; ensuite il aura la capacité de comprendre la réversibilité et la pensée abstraite dès 6 à 10 ans( Le stade des opérations concrètes ) ; enfin, à compter de 10 à 16 ans, il gagnera une pensée logique( Le stade des opérations formelles). Tout cela veut dire : une éducation mathématique prématurée est un cautère sur une jambe en bois. En plus, il est bien possible que ce soit une strangulation de l’esprit de l’enfant !









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Sealed (Jun 5)